Musique

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Islam_Ney-300x238Depuis la nuit des temps, dans toutes les sociétés, la musique vise l’intériorisation et touche les profondeurs de l’âme humaine. Avant d’être divertissante ou folklorique, la musique a une fonction spirituelle, méditative, thérapeutique et opérationnelle. Elle peut élever l’âme vers le divin en réveillant le souvenir de la séparation évoqué par Rûmî, le maître soufi fondateur de l’ordre des derviches tourneurs (mevlevi) :

Écoute le ney (la flûte de roseau) se plaindre des douleurs de la séparation : « Depuis qu’ils m’ont arraché de mon lit de roseaux, ma plainte fait gémir l’homme et la femme. Je veux un cœur déchiré par la séparation pour y verser la douleur du désir (…). Quiconque demeure loin de sa source aspire à l’instant où il lui sera à nouveau uni… » (Djalâl ad-Dîn Rûmî, Mathnavî).

La pratique de la musique exige une discipline, une rigueur et une passion qui en soi peuvent s’assimiler à un travail alchimique destiné à purifier l’âme et à la rapprocher de sa source. L’apprentissage de la musique nécessite des bases techniques et théoriques généralement transmises oralement de maître à disciple. Les compositions et les improvisations s’inscrivent ainsi dans le cadre d’une tradition musicale donnée. Mais en même temps, elles touchent à l’universel grâce aux vertus des saveurs transmises par les mélodies et les rythmes.